Que dit la loi ? Syndrome d’épuisement professionnel ou burn out

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C’est en juin 1959 que le psychiatre français Claude Veil a introduit le concept d’épuisement professionnel dans l’histoire médicale.
Dans un article intitulé « Les états d’épuisement » publié dans le Concours médical, il décrivait l’apparition de l’épuisement quand il y a « franchissement d’un seuil » dans une situation professionnelle :
« l’état d’épuisement est le fruit de la rencontre d’un individu et d’une situation.
L’un et l’autre sont complexes, et l’on doit se garder des simplifications abusives.
Ce n’est pas simplement la faute à telle ou telle condition de milieu, pas plus que ce n’est la faute du sujet ».

Issu des travaux de recherches du psychiatre et psychothérapeute Herbert Freudenberger,
le terme de « burn out » ou « syndrome d’épuisement professionnel » est apparu dans les années soixante-dix.

Le burn out est un syndrome, c’est-à-dire un ensemble de signes, de symptômes,
de modifications
morphologiques, fonctionnelles ou biochimiques de l’organisme
qui par leur groupement, permettent d’orienter le diagnostic.

Cependant, la définition du burn out n’est pas figée.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) caractérise le burn out comme un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail.

L’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) décrit le syndrome d’épuisement professionnel comme un ensemble de réactions consécutives à des situations de stress professionnel chronique.

L’épuisement professionnel participe de ces nouveaux risques pour la santé mentale, physique
et sociale englobés sous le terme
de risques psychosociaux ou RPS,
risques engendrés par des conditions d’emploi et des facteurs organisationnels et relationnels susceptibles d’interagir avec le fonctionnement mental.



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